Affacturage : définition, traduction

Définition du mot Affacturage
L’affacturage est une méthode de financement et de recouvrement de créances pouvant être utilisée par une entreprise et qui consiste à confier à un organisme tiers (un établissement de crédit spécialisé) la gestion de ses créances afin d’en obtenir, entre autres avantages, un remboursement anticipé.

Concrètement, une entreprise qui choisit d’opter pour l’affacturage décide alors de confier toute la gestion administrative des créances à un affactureur et s’évite ainsi toutes les démarches nécessaires pour obtenir le remboursement des créances effectuées auprès d’autres entreprises (l’affacturage ne peut être utilisé pour des créances de particuliers).
Autrefois, le recours à l’affacturage était synonyme de mauvaise santé financière pour une entreprise, traduisant la recherche impérative de nouvelles liquidités. Aujourd’hui, cette méthode se présente davantage comme une solution d’externalisation des tâches administratives.

Traduction du mot Affacturage en anglais
Factoring
The factoring is a debt collection method.
L’affacturage est une méthode de recouvrement de créances.

L’affacturage séduit les entreprises

Croissance à deux chiffres de l’activité depuis trois ans
Le resserrement du crédit et l’allongement des délais clients favorisent son essor
Six opérateurs se partagent le marché

Le resserrement du crédit bancaire depuis deux ans pousse beaucoup d’entreprises à recourir à l’affacturage. L’activité a

L’activité a été multipliée par 3 sur les quatre dernières années. Le poids de l’affacturage dans les financements bancaires à court terme est estimé à 5%. A l’international, l’activité est tirée par l’Europe. Elle a crû quatre fois plus vite que la croissance mondiale sur les 30 dernières années

enregistré une croissance fulgurante ces trois dernières années avec une évolution moyenne de 47%. Ces niveaux de progression devraient être maintenus sur les prochaines années, anticipent les professionnels. Au-delà du tassement du crédit bancaire, l’allongement des délais de paiement a favorisé les arbitrages en faveur de ce type de financement. La souplesse en matière de levée de fonds est un réel avantage dans un contexte marqué par une forte tension sur les trésoreries des entreprises. Les déblocages de fonds peuvent intervenir en vingt-quatre heures. «C’est un financement qui ne nécessite pas de garantie comme une hypothèque ou encore un nantissement de fonds de commerce. Notre analyse de dossier ne suit pas la même logique que pour un prêt bancaire», explique Salma Tazi, présidente du directoire de Maroc Factoring. Alors que le banquier va se baser sur la solvabilité de l’entreprise, la moralité des dirigeants ou encore les garanties pour prendre une décision, le factor étudie davantage le risque commercial. En dehors de l’obtention d’un financement court terme rapide, l’entreprise (adhérent) se décharge des tâches liées à la gestion du compte client ce qui lui permet de se concentrer davantage sur son cœur de métier.
«Les créances nées, certaines et exigibles sont éligibles au factoring», fait savoir Hassan Amor, responsable département Sogefactoring à la Société Générale. Les créances nées désignent les transactions commerciales matérialisées par une facture, un bon de commande et ou de livraison. Les créances certaines sont, elles, symbolisées par une livraison de marchandise effective. En outre, la facture doit comporter une date qui la rend exigible à cette échéance aux caisses du factor. La société d’affacturage n’intervient en principe que sur ce type de créances. Celles pouvant prêter à contestation sont exclues. «Tout ce qui peut amener à un litige commercial évident est exclu du champ du factoring», note Tazi. Même son de cloche au niveau de Sogefactoring: «les créances conditionnelles, les papiers de famille sont hors périmètre du factoring». Généralement, le factor finance 90% du montant de la facture. Le reliquat sert de retenue de garantie. «Elle sert à couvrir les avoirs, les litiges, les remises et les ristournes», explique Amor. La retenue de garantie est rétrocédée à l’adhérent après le règlement final de la créance par le débiteur.

Jusqu’à 180 jours de délais clients tolérés

Comme pour les créances, certains secteurs ne rentrent pas dans le champ d’action du factoring. Il s’agit notamment de l’agriculture et de la promotion immobilière. Avec la détérioration de l’environnement économique, les opérateurs évitent des branches d’activités comme le textile et la métallurgie. Les entreprises des autres secteurs d’activités sont en revanche courtisées. Les industries agroalimentaires, les entreprises aéronautiques, d’intérim, de services, de télécoms et les opérateurs présents dans le secteur de l’énergie recourent  principalement à l’affacturage aujourd’hui.
De façon générale, une entreprise qui sollicite ce type de financement doit présenter un dossier similaire à celui d’un prêt bancaire. Certains documents comme le relevé des cotisations CNSS et la situation de l’entreprise avec

La souplesse en matière de levée de fonds est un réel avantage dans un contexte marqué par une forte tension sur les trésoreries des entreprises. Les déblocages de fonds peuvent intervenir en 24 heures. Des garanties comme l’hypothèque ou le nantissement du fonds de commerce ne sont pas nécessaires

l’Administration fiscale sont jugés très importants dans l’analyse transactionnelle. L’objectif pour les factors est de s’assurer que les «privilégiés» ne viennent bloquer les créances financiers en cas de litige. Le délai de paiement est un autre point de surveillance des opérateurs. Les délais tolérés varient d’un factor à l’autre. Ils se situent dans une fourchette de 120 à 150 jours à Maroc Factoring. Ils peuvent atteindre 180 jours à Sogefactoring. Plusieurs opérateurs ont revu à la hausse leur seuil de tolérance compte tenu de la dégradation des délais de paiement.
La taille des sociétés éligibles à l’affacturage diffère également d’un opérateur à l’autre. Le chiffre d’affaires minimum exigé par Sogefactoring est de 5 millions de DH et 20 millions de DH chez Maroc Factoring. Le chiffre d’affaires et le délai clients servent généralement à déterminer le plafond de financement.

Coût plus élevé qu’un crédit de trésorerie classique

En matière de tarification, le coût d’une opération d’affacturage repose sur deux commissions: la commission d’affacturage et celle de financement. «La commission d’affacturage recouvre l’assurance crédit, l’encaissement et le recouvrement des créances et le soulagement dans la gestion administrative de la relance des débiteurs», indique Amor. Elle correspond à un pourcentage du montant des factures cédées par l’adhérent. Le taux varie en fonction de plusieurs paramètres: la taille moyenne des factures transmises par l’adhérent, le délai moyen de règlement clients, la qualité des débiteurs mais également la diversification du portefeuille soumis à l’affacturage. Le taux appliqué sur le marché est compris entre 0,4% et 2%. La commission de financement, elle, rémunère l’utilisation réelle des fonds mis à disposition de l’adhérent sur son compte courant commercial. Elle est calculée sur la base d’un taux identique à celui appliqué pour les crédits de trésoreries classiques.

Configuration du marché

Six opérateurs se partagent le marché du factoring. Trois, Maroc Factoring, Attijari Factoring Maroc et Crédit du Maroc Leasing & Factoring, sont des filiales de banques. Les trois autres sont érigées en départements de banques. Entre 2009 et 2012, les cartes du marché ont été rebattues. Les filiales de banques (Maroc Factoring et Attijari Factoring Maroc essentiellement) qui étaient encore les principales locomotives de l’activité ont été reléguées au second rang à partir de 2011. Pour les professionnels, les synergies sont plus fortes entre la banque et le département factoring contrairement aux entités filialisées et leur maison mère.
Globalement, les créances acquises par affacturage ont totalisé 11,4 milliards de DH en 2012 en hausse de 75% sur un an. L’activité a été multipliée par 3 entre 2009 et 2012. Le factoring représente environ 5% des financements bancaires à court terme. Le potentiel de développement est jugé très important. Aujourd’hui, l’offre est en train de se développer. Si certains opérateurs se concentrent encore sur le full factoring, d’autres développent le reverse factoring (affacturage inversé).

Les principes de base de l’affacturage

Pour saisir les subtilités byzantines et juridiques de l’affacturage, il faut tout d’abord bien en comprendre le fonctionnement, ainsi que ses diverses implications juridiques.

Imaginons l’exécution idéale d’un contrat d’affacturage, sans complications, sans contestations.

Un commerçant, qu’il s’agisse d’une personne morale (société commerciale) ou d’une personne physique, émet des factures sur ses clients : ces factures sont toujours stipulées à échéance à 30, 60 jours voire plus, notamment pour les factures émises sur des personnes de droit public (administrations, collectivités locale, etc).

Le commerçant doit bien évidemment faire face aux demandes de règlement qui lui sont adressées par ses propres fournisseurs : il doit donc disposer d’une certaine souplesse dans la gestion de sa trésorerie, et se résoudre à mobiliser ses propres créances, pour obtenir du financement.

C’est à ce moment là que se présente la société d’affacturage, qui est en général une émanation d’un grand établissement bancaire : chaque banque, en effet, dispose de sa société d’affacturage. Nous laisserons pour l’instant de côté la question délicate de savoir si une société d’affacturage relève de la législation sur les établissements de crédit…

La société d’affacturage propose le plus souvent les services suivants :

– financement des factures émises par le commerçant (l’adhérent)

– garantie des créances en cas de défaillance du « débiteur cédé » (dans la limite de l’approbation accordée)

– gestion du poste client (recouvrement des créances auprès des débiteurs).

Les relations contractuelles entre la société d’affacturage et l’adhérent sont donc régies par un contrat d’affacturage.

A l’occasion de la signature de ce contrat, l’adhérent va consentir une quittance subrogative (ou subrogatoire) permanente au bénéfice de la société d’affacturage.

L’adhérent va donc émettre, comme auparavant, ses factures à l’attention de ses clients (que nous appellerons par commodité « débiteurs cédés », bien que le terme soit ambigu, en raison de la confusion qu’il crée avec une cession de créance professionnelle de type bordereau Dailly).

La nouveauté, c’est que l’adhérent doit inclure dans le corps de la facture une mention de subrogation, indiquant expressément que le paiement de cette facture devra se faire auprès de la Société X, en exécution d’un contrat d’affacturage. La mention doit également préciser que seul un paiement effectué entre les mains du factor sera libératoire (c’est-à-dire emportera extinction de la dette).

L’adhérent remet ensuite l’ensemble de ses factures à la société d’affacturage, en général accompagné d’un bordereau de remise, qui comporte une nouvelle clause de subrogation conventionnelle (renforçant celle contenue dans la quittance subrogative).

Conformément au contrat d’affacturage, le factor a ouvert « dans ses livres » un compte courant au nom de son adhérent (nous reviendrons sur la nature de ce compte courant). Il s’agit d’un compte qui ressemble, pour l’essentiel, à n’importe quel compte bancaire.

Après réception du bordereau de remise, la société d’affacturage va payer le montant global des factures qui lui sont remises : ce paiement sera fait par l’inscription au crédit du compte courant de l’adhérent du montant global des factures.

Selon une jurisprudence constante, vaut paiement une inscription au crédit d’un compte courant.

Par ce paiement, en raison de la clause conventionnelle de subrogation, la société d’affacturage est immédiatement subrogée dans les droits de son adhérents : subrogée, cela veut dire que la société d’affacturage « prend la place » de son adhérent, et devient seule titulaire des créances.

Cette subrogation a deux conséquences :

– Seule la société d’affacturage est en droit de réclamer le paiement des factures aux clients de l’adhérent (les fameux débiteurs cédés (« transférés » si l’on préfère) par voie de subrogation)

– Tout paiement fait entre les mains de l’adhérent n’est pas libératoire : le client ou débiteur cédé peut être condamné à payer une seconde fois, entre les mains du créancier subrogé cette fois, selon l’adage « Qui paie mal paie deux fois ».

Après ce paiement effectué par inscription au compte courant, l’adhérent peut alors demander un financement à la société d’affacturage (pour lui, c’est l’intérêt essentiel de l’opération, obtenir des fonds avant l’échéance normale de ses factures).

Conformément au contrat, l’adhérent peut demander au factor un financement dans la limite du disponible du compte courant (nous reviendrons également sur cette notion bancaire) : le disponible correspond, grosso modo, au montant des factures remises moins les commissions perçues par le factor, moins les comptes de réserve.

Le financement sera réalisé par un virement bancaire effectué par la société d’affacturage sur le compte bancaire de son adhérent.

De son côté, la société d’affacturage va procéder au recouvrement des factures qui lui ont été transférées (qu’elle a achetées) : à la date d’échéance des factures, le débiteur cédé devra spontanément adresser son règlement à la société d’affacturage.

Par l’effet de ce règlement, la facture réglée sortira alors de la « balance âgée détaillée », encore appelée « balance acheteurs », qui récapitule pour un même adhérent l’ensemble des factures dans les droits desquelles il se trouve subrogée (un portefeuille de factures, en quelques sorte).

Par ce paiement fait au créancier subrogé, le débiteur se sera valablement acquitté de sa dette, et sera libéré (de son obligation).

L’affacturage: une solution de financement pour les jeunes entreprises

Qu’est ce que l’affacturage ?

C’est un outil de financement qui permet de céder ses créances à un établissement de crédit, qui bénéficie d’un agrément  en qualité de société financière.

Cet établissement peut être une société d’affacturage (factor) ou  une banque.  Cet outil est utilisé dans les relations B to B (entre entreprise) et souvent lors de relation avec des entreprises publiques.

Quels sont les services proposés par le factor?

1)L’entreprise peut céder ses factures clientes, avant leurs échéances, au factor qui lui consent à une avance de fond.Très  intéressant pour une jeune entreprise, car cela lui permet de pallier aux  difficultés  d’accès aux crédits et aux manques de trésorerie.

2)De plus, le factor propose de gérer les comptes clients des entreprises en terme de suivi, recouvrement, relance, pré-contentieux, et d’éventuel recourt en contentieux.

Cela permet à celle-ci  d’économiser sur les charges administratives allouées au suivi du poste client (en termes de suivi et de risque de défaillance) mais aussi d’éviter les négligences, et les conséquences d’un impayé sur un fond de roulement insuffisant.

PS : Certaines d’entre elles peuvent proposer une solution de financement de votre fond de  roulement mais aussi celui de votre fournisseur. Cette solution est appelée : reverse factoring.

3) Il propose aussi une garantie contre les impayés (assurance-crédit), grâce à celle-ci l’entreprise peut se prémunir du risque de défaillance de l’un de ses clients et récupérerla totalité du montant garantie.  La garantie fournie par le factor peut être insuffisante, il est intéressant de souscrire à une assurance-crédit  extérieure.

Comment se rémunère- il?

Le factor se rémunèrent en prenant un pourcentage du montant des  créances financées, sur les frais annexes (frais sur litiges, avoir minimum sur facture etc.). Les frais varient d’une société d’affacturage à l’autre. Et il récupère une commission d’affacturage qui correspond à un pourcentage du chiffre d’affaires confié au factor sur les services de recouvrement, de gestion de compte et de garantie contre les impayés.

Quels sont les avantages ?

L’entreprise garde la maîtrise de la relation clients. L’affacturage permet  à celle-ci de seconcentrer sur la production, sur la relation commerciale.L’entreprise a rapidement accès au fond, diminue les charges administratives (personnel alloué au recouvrement).

Faire appel à un Factor, lui permet aussi d’avoir des informations sur la situation des clients, d’évaluer le risque commercial de ceux-ci et ainsi d’adapter ou améliorer sa politique commerciale.

L’affacturage permet aussi d’améliorer les relations entreprise/ banque.  Etant donné que le factor évalue le risque client et que l’entreprise peut bénéficier d’une garantie de 100% en cas d’impayé, le banquier peut escompter sans risque.

Quels sont les inconvénients?

Le coût de cette solution peut être élevé, et est à prendre en compte. Mais à relativiser par rapport aux avantages ;

Un chiffre d’affaires annuels minimum doit être atteins pour y accéder, il doit avoir une structure financière saine, ce qui suppose « prévenir avant de guérir ». La relation client est moins personnalisée .

Qui dit confier ses créances, dit communiquer sur une partie de son chiffre d’affaires.

Quelle différence existe-t-il entre l’affacturage et l’escompte ?

L’escompte comme l’affacturage permet de financer vos besoins de trésorerie dans l’attente du règlement par vos clients des factures que vous leur avez adressées. Mais lors de l’escompte, le banquier vous fait une avance de fonds, et si votre client ne règle pas sa facture, c’est à vous de le relancer, d’assurer le suivi du client et le paiement de la dette à la banque.

Tandis qu’en choisissant l’affacturage, vous pouvez confier le suivi du client et le recouvrement au factor et bénéficiez de la garantie du règlement de la créance que ce soit par le client ou en faisant fonctionner l’assurance-crédit (du factor).

Si vous utiliser ce type de financement ou si vous avez des questions n’hésitez pas, faites les nous partager!!!!

L’affacturage : un bon moyen pour financer le poste client

Si vos clients sont majoritairement des entreprises ou des administrations, l’affacturage (ou factoring en Anglais) est un bon moyen de financer votre poste client et de réduire votre risque de contrepartie.

Qu’est ce que l’affacturage?

Le mécanisme de l’affacturage est très simple. Lorsque vous facturez votre client, vous céder la facture à une société d’affacturage (le factor) qui vous verse alors le montant de la facture moins sa commission.

L’affacturage ressemble donc à l’escompte avec 2 différences de taille :

  1. contrairement à l’escompte vous n’êtes pas libre de céder ou non votre facture au factor
  2. contrairement à l’escompte le factor n’a aucun recours contre vous si le client ne paye pas (avec une assurance-crédit)

Lorsque vous mettez en place un contrat d’affacturage avec un établissement de crédit vous êtes généralement tenu de céder l’ensemble des factures provenant des clients couvert par le contrat avec la société d’affacturage.

Quels sont les avantages de l’affacturage?

L’affacturage offre 3 avantages certains pour votre entreprise :

  • vous êtes payé sous 24 à 48h après la facturation même si vous accordez des délais de paiement importants à vos clients
  • vous pouvez éliminer le risque de contrepartie (c.à.d. que votre client ne paye pas) avec une assurance-crédit
  • vous n’avez plus à vous souciez de gérer l’encaissement, d’effectuer des relances, ni de gérer d’éventuels contentieux juridiques pour obtenir le recouvrement de vos factures

L’affacturage présente également un avantage en matière de gestion commerciale. Comme vous n’avez plus à vous soucier de l’encaissement vous pouvez vous concentrer sur la relation commerciale avec vos clients.

Quel est le coût de l’affacturage?

Le coût de l’affacturage comprend 3 éléments correspondant à chacun des avantages décris ci-dessus:

  • Une commission de financement rémunérant le crédit que le factor vous accorde. La commission se calcule en appliquant un taux d’intérêt sur le montant financé (le montant de la facture) et la durée du crédit (différence entre la date de remise de la facture au factor et la date prévue d’encaissement de la facture)
  • Une participation à un fond de garantie ayant pour but de réduire le risque du factor en cas d’impayés. La participation correspond généralement à un pourcentage du montant de la facture. Une fois le montant du fond garantie prévu dans le contrat atteint vous n’avez plus à participer, et le montant non utilisé du fonds vous est restitué à la fin du contrat.
  • Une commission d’affacturage couvrant les frais de gestion du factor (suivi des factures, relance des impayés, etc.).

Le coût de chacun de ces éléments dépendra de la qualité de votre portefeuille de clients. Plus la santé financière de vos clients est faible, plus les frais seront élevés.

Comment mettre en place un contrat d’affacturage?

Avant de mettre en place un contrat d’affacturage, le factor procédera à une évaluation de votre portefeuille de clients. Vous devrez donc lui transmettre les informations nécessaires pour lui permettre de se former une opinion sur la solvabilité de ceux-ci.

Cette évaluation permettra au factor de déterminer le coût de la prestation et le montant du fond de garantie. La société d’affacturage vous imposera également une limite d’encours par client. Là encore le montant de l’encours dépendra de la qualité financière de chaque client.

Une fois le contrat signé vous pourrez faire financer vos factures au fur et à mesure de leur émission. Pour ce faire il vous suffit de notifier le client qu’il devra régler la facture à la société d’affacturage (mention de subrogation) et d’envoyer un double de la facture au factor. Le factor vous verse ensuite sous 24h à 48h le montant TTC de la facture moins sa commission puis se charge d’encaisser la facture à l’échéance auprès de votre client.

Quand faut il avoir recours à l’affacturage?

L’affacturage vous permet à la fois de réduire votre besoin en fond de roulement, d’externaliser la gestion du poste client, et de vous protéger contre les impayés.

C’est donc un service très pratique lorsque votre trésorerie est limitée du fait de délais de paiement importants accordés aux clients, ou en période d’investissement ou de forte croissance.

L’externalisation du poste client vous permet de transformer des coûts fixes (les salariés s’occupant de la facturation) en coûts variables (une commission par facture). Avoir recours à l’affacturage peut donc s’avérer utile si votre volume d’activité est trop élevé pour votre capacité actuelle et trop incertain pour vous permettre d’embaucher sereinement de nouveaux salariés.

Enfin la protection contre les impayés vous permet de travailler sereinement avec vos clients sans avoir à vous préoccuper constamment de leur santé financière.

Le cas des exportateurs :

Si vous réaliser une partie importante de votre chiffre d’affaires à l’export, l’affacturage vous permet également de vous affranchir des contraintes de langues (le recouvrement est effectué par les salariés du factor), de rapatriement des capitaux, et suivant les options choisis d’une certaine souplesse sur le financement (choix de la devise, couverture contre les mouvements de change, etc.).

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Recouvrement et affacturage: quelle différence?

Le comportement de paiement se dégrade d’années en années en Belgique.Les mauvais payeurs sont préjudiciables pour les entreprises car si leurs clients attendent trop longtemps pour payer leurs factures, ces entreprises se retrouvent également en difficulté de paiement. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises font appel à des sociétés de recouvrement de créances ou des sociétés d’affacturage. Mais quelle est la différence entre ces deux types de société?

Qu’est-ce que l’affacturage?

L’affacturage consiste à transférer sa créance à une entreprise spécialisée, appelée l’affactureur ou le factor. L’intérêt est d’obtenir un paiement rapide de sa créance. Ce transfert a un coût pour l’entreprise. En général, l’affactureur paie 90% de la créance et garde 10% de sa valeur pour lui. Cette proportion peut monter à 20%. Ce transfert permet à l’entreprise de récupérer immédiatement des liquidités et, ainsi, limiter les impacts néfastes pour la trésorerie.

L’affactureur va ensuite se charger de récupérer la dette auprès du débiteur.

affacture Recouvrement et affacturage: quelle différence?

Quelle est la différence entre la société de recouvrement et la société d’affacturage?

On a souvent tendance à confondre les sociétés de recouvrement de créances avec les sociétés d’affacturage. Pourtant, ces deux types de sociétés ont des façons de travailler complètement différentes. D’un côté, les sociétés de recouvrement mettent tout en œuvre pour aider l’entreprise à récupérer les paiements de ses factures. Elles vont utiliser différences méthodes (procédures à l’amiable, procédures judiciaires,…) pour assurer ce retour de paiement tout en conservant la relation clientèle. Elles sont plus adaptées aux entreprises qui ont des clients avec beaucoup de factures impayées ou qui ont des créances douteuses.

De l’autre côté, les sociétés d’affacturage vont racheter vos créances, moyennant une certaine commission. Vous n’avez donc pas à attendre de recouvrer le retard de paiement. Cependant, confier votre créance à une tiers personne peut nuire à vos relations avec vos clients. Il y a une dépersonnalisation. De plus, les sociétés d’affacturage n’acceptent que les créances qui répondent à leurs conditions (règlement à court terme,…).

L’affacturage, arnaque ou bon plan pour les entreprises ?

Renforcer sa trésorerie, relancer ses clients, prévenir ses impayés… L’affacturage permet d’éviter les trous de trésorerie. Cette technique serait même la deuxième source de financement des entreprises. Reste que des défiances subsistent envers cet outil : sont-elles fondées ? Décryptage.

Plus de 40 000 entreprises y ont recours chaque année en France. Il représente près de 118 milliards d’euros de factures cédées sur l’ensemble du premier semestre 2015.

L’affacturage est devenu le deuxième moyen de financement bancaire à court terme des entreprises, derrière le découvert bancaire. Les TPE dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 million d’euros représentent 54 % des clients des factors (société d’affacturage), soit 11 % de l’encours total des créances. Un engouement qui reflète l’utilité du dispositif, car en cédant une partie ou la totalité de ses créances à un organisme financier, l’entreprise récupère immédiatement l’avance de trésorerie nécessaire à son activité.

Cette solution apparaît donc comme un moyen efficace de couvrir ses besoins en fonds de roulement quand les solutions traditionnelles de concours bancaires, à savoir les prêts et crédits, ne suffisent pas. Un outil qui permet par ailleurs aux gérants de se libérer des tâches administratives de recouvrement et de relance.

 

Un recours à l’affacturage pas toujours volontaire !

Un mode de financement intéressant, certes, mais il serait subi par les dirigeants. Selon une étude de la CGPME, 40 % des entreprises sondées confient ne pas avoir choisi ce mode de financement, mais plutôt avoir été  » incitées essentiellement par leurs banques « .

Le banquier ne veut plus, pour des raisons prudentielles, prendre de risques pour garantir le développement des entreprises. Les nouvelles règles imposent aux banques de renforcer leurs fonds propres. L’affacturage étant moins risqué et coûteux que le découvert, puisqu’il est garanti par des créances, les établissements financiers poussent les entreprises dans les bras de leurs filiales d’affacturage.

 

Un coût qui peut en cacher un autre

Si ce mode de financement soulève autant d’interrogations, c’est aussi parce qu’il coûte cher aux entreprises, notamment à celles qui présentent des risques. Pour s’en rendre compte, il faut décortiquer les contrats des factors, qui recèlent de nombreux frais cachés.

En premier lieu, la commission d’affiliation qui est calculée sur la totalité des lignes négociées, comprise entre 0,1 et 2 % (cette différence étant due à la qualité du client qui a vendu ses factures et la qualité du portefeuille client) et il y a aussi la commission de financement.

La commission d’un bon client peut donc s’élever à 0,68 %. La facture d’une entreprise qui présente plus de difficultés financières peut atteindre 6,08 %.

 

D’autre part, l’ensemble de ces coûts peuvent représenter de 7 à 15 % du montant des créances TTC cédées. Des tarifs qui varient donc en fonction du profil du client, mais aussi en fonction des sociétés d’affacturage.

Bernard Cohen-Hadad, Président de la commission financement des entreprises de la CGPME, considère même quecertains chefs d’entreprise seraient pris au piège.  » Les dirigeants, et surtout les commerçants, qui ont majoritairement un seul partenaire financier, font confiance à leur banque. Lorsqu’ils se retrouvent dans une situation critique, ils ne négocient pas les taux car ils ont besoin d’argent urgemment « , constate-t-il.

L’enquête de la Banque de France et de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) est tout aussi sévère. «  L’affacturage peut être source d’effets pervers pour les entreprises les plus fragiles : frais plus élevés que pour un crédit, suppression du découvert en contrepartie et surtout difficulté à sortir du système, car quitter l’affacturage peut créer un trou de trésorerie difficile à combler pour l’entreprise « .

 

Vers plus de souplesse

La CGPME a demandé aux acteurs de devenir plus transparents sur les contreparties demandées aux entreprises. « Les banques n’établissent pas de comparatif entre les différents types de financement à court terme, contrairement aux experts-comptables, qui peuvent orienter les entreprises vers la meilleure solution (découvert, escompte, crédit de trésorerie, Dailly ou affacturage) ».

Suite aux rencontres parlementaires sur les services innovants dans les entreprises en mars dernier, les acteurs semblent désormais prêts à engager un dialogue. Pour preuve, les factors présents sur le segment des TPE-PME développent des solutions d’affacturage  » à la carte « , répondant à des besoins de financements ponctuels.

Si les comportements des acteurs évoluent, il faut souligner que ces questions autour de l’affacturage ne doivent pas faire oublier le débat autour des délais de paiement, qui sont à l’origine chaque année de la défaillance de 15 000 entreprises en France.

Malgré son coût, l’affacturage peut donc offrir un ballon d’oxygène pour les dirigeants.

Qu’est-ce qu’un compte de société d’affacturage?

Un projet de loi des sociétés d’affacturage est un accord entre une entreprise et un organisme d’affacturage. Comptes débiteurs d’affacturage est une forme de financement dans laquelle une société cède ses créances à une autre société pour un pourcentage de la valeur des comptes. L’entreprise qui achète les comptes est la société d’affacturage, ou facteur. Conditions

Une fois qu’une entreprise cède ses créances, qui reçoit le paiement immédiatement, plutôt que d’avoir à attendre pour le client de payer la facture. Le projet de loi est maintenant contrôlé par le facteur. Lorsque la facture est payée, sera déposé dans un compte de ce facteur peut tirer des fonds. Les sociétés d’affacturage paient généralement 75 pour cent à 85 pour cent de la valeur réelle du compte.

trésorerie

Le fait que l’entreprise a mis en place avec la société d’affacturage, reste en vigueur jusqu’à ce que l’entreprise n’a plus besoin de l’afflux de liquidités. L’affacturage est cher, mais fournit l’entreprise avec les flux de trésorerie à des moments où il est le plus nécessaire. Pas beaucoup de sociétés d’affacturage seraient dans la ruine financière. Le flux de trésorerie instantanée permet aux entreprises de payer les factures, payer les salaires et acheter des matériaux.

de crédit pour paiements à temps

Dans de nombreux cas, une société d’affacturage rembourser une partie des frais est facturé à la société si la facture est payée rapidement. Si le client respecte les conditions de vente – comment payer la facture dans les 30 jours – l’entreprise recevra une prime en temps opportun. Par exemple, le facteur a versé 85 pour cent de la valeur du compte à l’avance. Toutefois, la facture est payée à l’avance, de sorte que le facteur de réduction de 5 pour cent à la société. La société a effectivement reçu 90 pour cent de la valeur nominale de cet examen particulier.

Industries

De nombreuses industries utilisent l’affacturage différente. L’affacturage est très courante dans l’industrie du camionnage. C’est une entreprise de trésorerie vidange. Réparations, pneus, carburant, salaires des pilotes et de l’équipement mises à jour constantes rendent l’entreprise très volatile. La marge bénéficiaire est très faible flux de trésorerie et les pauvres peuvent condamner toute entreprise de camionnage. Fret affacturage fonctionne avec un système perpétuel. Les créances sont vendues chaque jour, et l’argent est déposé dans le compte chaque jour. De cette façon, l’argent qui coule. Autres industries telles que: la fabrication, la distribution et la construction de toute utilisation de l’affacturage comme un outil de financement.

rétrofacturation

. Un autre type de l’affacturage est le compte créé pour montants irrécouvrables. Une société d’affacturage peut facturer une partie de chaque douleur au dos de la dette dans une entreprise. Ceci est généralement spécifié dans le contrat. Dette qui n’est pas payé dans les 120 jours est à risque d’une accusation reprise partielle. Les entreprises qui utilisent l’affacturage entreprise devraient être très conscients de crédit quand il s’agit de faire crédit à un client ou d’un client. Ces comptes peuvent couler un bon mauvaise relation d’affacturage. Si les clients dépassent un niveau de comptes noncollectable de jeu, une société d’affacturage rompre la relation avec l’entreprise.

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L’histoire de la facture affacturage

Affacturage est les plus anciennes connues des pratiques commerciales. Nous savons qu’il a été utilisé au moins aussi longtemps que le temps de l’Empire romain antique, lorsque les marchands seraient enrôler l’aide des collectionneurs afin de régler des dettes de commerce. La raison principale de longue histoire de factorisation est qu’il porte sur un problème très fondamental dans l’entreprise elle-même : flux de trésorerie.

Disons que vous exécutez une petite entreprise qui développe une idée unique. Tout le monde travaille fort à la conception du produit et votre département des ventes hits paye saleté : un contrat de fabrication important. C’est exactement ce que vous vouliez, mais vous avez maintenant un problème : vous devez embaucher davantage de personnes et d’investir dans des machines pour remplir le contrat, mais vous ne verrez pas d’argent jusqu’à ce que les produits sont livrés.

Dans cette situation, un grand nombre de vos options ne trop attrayant – un grand emprunt (en supposant que votre entreprise a le crédit,) ou convaincre vos employés à accepter une rémunération différée. Dans de nombreux cas, la meilleure solution est de trouver un accord avec une facture, société d’affacturage. Ce qui fera la société d’affacturage est effectivement acheter vos factures à escompte – le « facteur, » qui sont généralement de 3 à 4 % – et vous fournir de la place avant de trésorerie dont vous avez besoin. Lorsqu’ils viennent dues, la société d’affacturage recueillera ensuite vos factures au complet. Bien que la facture société d’affacturage collectera les créances, c’est généralement effectuée de manière transparente pour le client : le client est concerné, comme ils sont payant simplement une facture à une société comme ils le feraient normalement.

Même si elle n’est pas un besoin pour le capital, nombreuses petites entreprises tournent aussi à affacturage entreprises pour atténuer les problèmes de flux de trésorerie. Lors de la vente aux grandes sociétés, certaines entreprises se traitent avec des écarts longues de la facturation et de paiement et avec peu de levier pour réduire ce retrouvent. En se tournant vers une facture, société d’affacturage, ils peuvent créer un flux de trésorerie-s.

Les débuts : Facture affacturage en Amérique au affacturage fait son chemin en Amérique presque dès que les pèlerins ont. Nombreux début marchands américains ont utilisé des facteurs afin de vendre du tabac et de coton à l’étranger : ils expédiait leurs marchandises en Angleterre où un facteur prendrait un pourcentage pour la vente et de perception des sommes dues et les marchands anglais pourraient faire de même à l’aide de facteurs américains. De cette façon affacturage joué un rôle central dans la croissance rapide de l’industrie américaine – sans facteurs il aurait été beaucoup plus difficile pour les marchands de maintenir une constante des flux de trésorerie et le commerce des marchandises à l’étranger.

Alors que l’économie américaine, facteurs américains ont réussi à se concentrer davantage sur les affaires. Des premiers facteurs coloniales et groupe d’environ 40 grand affacturage entreprises sont descendus, basée principalement sur la côte est, qui a joué un rôle majeur dans le financement des industries du textile et de transport jusqu’au début des années 1950. Au début du XXe siècle, ces sociétés d’affacturage a commencé à établir des pourcentages de créances qu’ils feraient progresser les entreprises lors de l’achat des factures, habituellement environ 70 % – 80 %. Cela a fourni une grande partie de grandes quantités de capitaux nécessaires dans ces secteurs.

Le milieu des années 1950 ont vu l’émergence de petites entreprises à l’aide d’affacturage pour aborder les questions de flux de trésorerie, déplacement de l’industrie affacturage loin le domaine exclusif de la grande industrie. Comme les petites entreprises ont commencé à faire usage de l’affacturage, l’industrie a augmenté rapidement et est devenu plus concurrentiel. Il en est résulté une tendance de fusions commence dans les années 1970 qui a vu le nombre de grandes sociétés d’affacturage réduite à environ 10 à la fin de la décennie. Dans le même temps, les banques et les autres grandes institutions financières a commencé à offrir des services de l’affacturage et l’activité de l’affacturage est devenu le domaine des grandes organisations institutionnelles.

L’impact de facture affacturage sur les tendances des entreprises petites aujourd’hui l’industrie affacturage est resté plus ou moins cette façon jusqu’à assez récemment. Les dernières années de 10 à 15 a vu la réapparition des sociétés affacturage petites, indépendantes, restauration à un plus grand nombre d’entreprises et les besoins. Cette tendance a créé un marché de split avec quelques facteurs mammouths ciblant les industries affacturage traditionnelles et de nombreuses petites entreprises affacturage qui sont continuellement créer de nouveaux marchés.

Cette tendance à la facture plus récent et les plus petite sociétés d’affacturage est le reflet des tendances commerciales contemporaines. Le rythme avec lequel petites entreprises développent et d’exploiter, notamment dans la technologie compétitive et les secteurs des services, exige un flux de trésorerie stable qui ne peut pas toujours être fourni par des créances. Un exemple de cela, on peut apercevoir dans l’émergence d’agences de dotation temporaire. Ces entreprises ont la grande masse salariale et dépendent des flux de trésorerie. La compétitivité de cette industrie met de nombreux organismes temporaires dans une position où leur paie est due avant leurs factures et de nombreuses entreprises plus petites affacturage sont sont sur le point de fournir des solutions pour cet écart entre des comptes créditeurs et débiteurs.

L’affacturage coûte-t-il vraiment cher aux TPE et aux PME? »

Renforcer sa trésorerie, relancer ses clients, prévenir ses impayés… L’affacturage permet d’éviter les trous de trésorerie. Cette technique serait même la deuxième source de financement des entreprises. Reste que des défiances subsistent envers cet outil : sont-elles fondées ? Décryptage. Plus de 40 000 entreprises y ont recours chaque année en France. Il représente près de 118 milliards d’euros de factures cédées sur l’ensemble du premier semestre 2015. L’affacturage est devenu le deuxième moyen de financement bancaire court terme des entreprises, derrière le découvert bancaire. Selon les statistiques publiées en juillet 2015 par l’Association française des sociétés financières (ASF), qui regroupe 21 sociétés d’affacturage, le montant des créances prises en charge au cours des six premiers mois de l’année est en hausse de 8,5 % par rapport au premier semestre 2014.  » Les TPE dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 million d’euros représentent 54 % des clients des factors, soit 11 % de l’encours total des créances « , note Françoise Palle-Guillabert, déléguée générale de l’ASF. Un engouement qui reflète l’utilité du dispositif. Car en cédant une partie ou la totalité de ses créances à un organisme financier appelé « factor », l’entreprise récupère immédiatement l’avance de trésorerie nécessaire à son activité. Cette solution apparaît donc comme un moyen efficace de couvrir ses besoins en fonds de roulement quand les solutions traditionnelles de concours bancaires, à savoir les prêts et crédits, ne suffisent pas. Un outil qui permet par ailleurs aux gérants de se libérer des tâches administratives de recouvrement et de relance. Un recours à l’affacturage pas toujours volontaire Un mode de financement intéressant, certes, mais il serait subi par les dirigeants. Selon une étude de la CGPME publiée en juin 2015, 40 % des entreprises sondées confient ne pas avoir choisi ce mode de financement, mais plutôt avoir été  » incitées essentiellement par leurs banques  » . Des propos partagés et constatés sur le terrain par plusieurs experts.  » Le banquier ne veut plus, pour des raisons prudentielles, prendre de risques pour garantir le développement des entreprises  » , confie Bernard Cohen-Hadad, membre de l’Observatoire du financement des entreprises et président du think tank « Étienne Marcel », qui promeut l’entrepreneuriat responsable dans les TPE-PME. Selon Rolland Nino, directeur général de BDO :  » Les nouvelles règles de Bâle III imposent aux banques de renforcer leurs fonds propres. L’affacturage étant moins risqué et coûteux que le découvert, puisqu’il est garanti par des créances, les établissements financiers poussent les entreprises dans les bras de leurs filiales d’affacturage.  » Les banques affirment, de leur côté, apporter les solutions qu’elles estiment les plus avantageuses à leurs clients. Et qui ne dépendent pas des ratios de solvabilité.  » Un contrat d’affacturage est proposé à l’issue d’un rendez-vous client, après avoir analysé l’évolution du besoin en fonds de roulement et les besoins de trésorerie de l’entreprise qui en découlent. L’objectif est toutefois de faire en sorte que cet outil de financement, avec ses services associés, ne soit pas plus coûteux qu’une autre solution court terme « , relève Isabelle Paris, responsable de l’offre et du développement commercial pour le réseau Caisse d’Épargne. Ce dispositif est aussi bien  » proposé à une jeune entreprise qui est amenée à développer son activité, qu’à un dirigeant qui souhaite financer son besoin en fonds de roulement « , précise Isabelle Paris. Tous les clients sont donc éligibles, sauf ceux qui présentent des créances en germe (qui ne correspondent pas à une prestation achevée), ce qui peut être le cas dans le secteur du BTP. Un coût qui peut en cacher un autre Si ce mode de financement soulève autant d’interrogations, c’est aussi parce qu’il coûte cher aux entreprises, notamment à celles qui présentent des risques. Pour s’en rendre compte, il faut décortiquer les contrats des factors, qui recèlent de nombreux frais cachés. En premier lieu, la commission d’affiliation qui est calculée sur la totalité des lignes négociées, comprise entre 0,1 et 2 % (cette différence étant due à la qualité du client qui a vendu ses factures et la qualité du portefeuille client). Il y a aussi la commission de financement, qui équivaut aux frais financiers Euribor 3 mois (0,08 % en décembre 2014) et au spread (entre 0,5 et 4 %). « Certains contrats renferment une multitude de coûts cachés »  » La commission d’un bon client peut donc s’élever à 0,68 %. La facture d’une entreprise qui présente plus de difficultés financières peut atteindre 6,08 %  » , estime le directeur général de BDO, Rolland Nino. D’autre part, Bernard Cohen-Hadad met en garde à propos du fait que  » l’ensemble de ces coûts peuvent représenter de 7 à 15 % du montant des créances TTC cédées  » Des tarifs qui varient donc en fonction du profil du client, mais aussi en fonction des ­sociétés d’affacturage. Selon Rolland Nino, qui s’est procuré une copie de plusieurs contrats, certains renferment une multitude de coûts cachés.  » Certains barèmes font plus de deux pages et prévoient des frais pour recherches d’écritures avant trois mois, des envois en Chronopost, des contre-passations d’écritures, un abonnement à la signature électronique… Des tarifs qui avoisinent chacun une quinzaine d’euros.  » Bernard Cohen-Hadad considère même que certains chefs d’entreprise seraient pris au piège.  » Les dirigeants, et surtout les commerçants, qui ont majoritairement un seul partenaire financier, font confiance à leur banque. Lorsqu’ils se retrouvent dans une situation critique, ils ne négocient pas les taux car ils ont besoin d’argent urgemment  » , constate-t-il.