Affacturage Comparatif

Tableau comparatif

Ce tableaux synthétique est issu d’un article signé par le fondateur d’Hogesco paru dans le journal l’Entreprise. Il vous permet une approche et une comparaison des différentes techniques.

> LOI DAILLY AFFACTURAGE ASSURANCE-CREDIT
DEFINITION La cession de créances appelée loi Dailly est un procédé de financement à court terme qui découle de la loi N° 81-1 du 2 janvier 1981 complétée par la loi N° 84-46 du 24 janvier 1984 (du nom du sénateur qui l’a proposée. L’affacturage est une technique permettant de rendre trois services (cumulés ou non) :
– Le financement de créances,
– L’assurance-crédit
– La gestion des comptes clients.
Les assureurs crédit offrent le recouvrement et les renseignements commerciaux, en y ajoutant la prévention du risque.
PRINCIPE Le banquier achète les factures de l’entreprise et avancent les fonds correspondants jusqu’à leur échéance. Votre client peut soit régler directement la banque (il y a alors « notification »), soit vous régler, à charge pour vous de rembourser la banque (apparemment, toutes les entreprises ne tiennent pas cet engagement, d’où les réserves qu’émettent de plus en plus souvent les banquiers à l’égard de cette technique). Le factor achète les factures et met le financement à la disposition de l’entreprise. Il gère lui-même les relances et les recouvrements. L’assureur rembourse partiellement la créance impayée.
QUELS BESOIN ? La loi Dailly se substitue souvent au découvert bancaire et vient en complément de l’escompte traditionnel d’effets de commerce. Le factoring s’adresse plus particulièrement aux sociétés qui ont :
– Un manque de fonds propres,
– Une structure financière légère (mais une rentabilité correcte),
– Une activité saisonnière,
– Une politique de croissance par reprise de sociétés,
– Réalisé une implantation de filiales en France,
– Un développement à l’exportation.
L’assureur-crédit s’adresse à toutes les sociétés dont les clients peuvent présenter un risque d’insolvabilité.
> LOI DAILLY AFFACTURAGE ASSURANCE-CREDIT
QUEL COUT REEL ? En ce qui concerne le « Dailly », en plus des frais financiers indexés sur EURIBOR, s’ajoutent 1 à 3% de commissions.

Il faut compter :
– Le montant des commissions de 0,35% à 1% du montant des factures,
– Une commission sur impayés de 1,5 à 2€ par facture. Ces commissions, comme en affacturage, se négocient. En cas de retard de paiement de la part de votre client, la banque peut accepter de proroger son financement à un taux majoré,
– La tenue des comptes, 1€ pour cinq.

Le suivi de la maîtrise des coûts est difficile et la facturation parfois complexe.

Le coût de l’affacturage comprend deux éléments distincts :

– La commission d’affacturage qui s’applique sur le montant des factures cédées et varie entre O,15 et 1.5% (en fonction du nombre et de la qualité des créances cédées). Cette commission rémunère la garantie à 100% contre les défaillances clients, les frais de relance et la tenue des comptes clients,

– Les intérêts liés aux financement (dans le cas où le factor vous finance) sont perçus, par votre banque qui escompte les billets à ordre émis par le factor, il faut alors prévoir une commission supplémentaire de 1% l’an, par le factor lui-même lorsqu’il finance directement l’entreprise en la réglant par virement ou par chèque à un taux qui peur être indexé sur EURIBOR ou EONIA plus 1 à 3%,

Peur s’ajouter une commission de 1 à 2 € par effet.
Le suivi des coûts est maîtrisable. L’affacturage est apparemment nettement plus cher que le Dailly (sauf si la qualité de votre portefeuille est particulièrement bonne).

Pour le coût de la garantie d’assurance-crédit, comptez en moyenne 0,3% du chiffre d’affaires assurable (minimum 0,1%, maximum 1%).
En fait, le taux de prime varie en fonction de la qualité de la clientèle (mesurée sur les sinistres subis cette année et l’année précédente) et sa localisation géographique. Il s’applique au chiffre d’affaires total réalisé (hors administrations publiques sur le marché domestique). Peut être assuré le marché domestique et/ou l’exportation (avec en option le risque politique, de litige, de fabrication). Par ailleurs, des frais dits d’enquête (environ 15 € sur le marché domestique) et de surveillance trimestriels sur les clients dits dénommés (encours supérieurs à 5 K€). En cas de recouvrement, comptez les frais d’ouverture de dossier (environ 10 €) plus une participation aux frais de procédure très faible si la créance est garantie.
DANS QUELS SECTEURS ? Les principaux secteurs d’activité concernés sont les suivants prestations de services, négoce, fabrication, information et bureautique, matériel médical (administrations comprises). Mêmes secteurs que ci-dessus avec une restriction pour les situations de travaux et les facturations intermédiaires. Même secteurs que si dessus (mais hors administrations).
> LOI DAILLY AFFACTURAGE ASSURANCE-CREDIT
QUELS SERVICES ? AVANTAGES
– Indépendance de gestion.
– Bonne image de marque vis-à-vis de vos clients.
– Recours ponctuel possible.
– Pas de justificatifs du bien-fondé de la créance (la banque Se contente de la facture)

INCONVENIENTS
– Difficulté de maîtriser le suivi de son poste clients.
– Pas de garantie du paiement à 100 %
– Autant d’interlocuteurs que de banquiers.

AVANTAGES
– La gestion intégrale des factures remises et le recouvrement avant et après échéance.
– Garantie du paiement à 100 %
– Un seul interlocuteur.
– Affacturage à l’export.
– Le factor améliore la rotation du poste clients de 8 à 10%.
– Pas de tri des factures retenues par le factor, mais accord préalable sur le nom de vos clients.

INCONVENIENTS
– Avoir recours à un factor peur induire une image négative vis-à-vis de vos clients.
– L’ensemble des factures établies sur un même débiteur doit sui être confié.
– Demande de justificatifs (bons de commande, bonds de livraison) nécessaires au recouvrement.

AVANTAGES
– La PME reste maîtresse de ses relances.
– Possibilité de couverture des ordres à livrer en cas de réduction ou de résiliation de la garantie.
– Bonne notoriété des assurances-Crédit.
– Préjugé favorable des banques.

INCONVENIENTS
– Le pourcentage de garantie est fixé pour les clients garanti nominativement à 75 ou 80% de la perte finale TTC ou à 85 ou 90% de ladite perte HT, plafonnée au montant garanti par la Compagnie.
– Déclaration du chiffre d’affaires global, par pays, à faire par l’assuré.

FINANCEMENT – Le paiement est immédiat, mais il y aura débit à échéance en cas de non-règlement à l’échéance, sauf accord particulier avec le banquier (prolongation de délai).
– Financement à 100% des encours.
– Financement plafonné (selon l’entreprise).
– Paiement des créances garanties irrévocable et immédiat (dans les 24 heures).
– Financement à 90 % des encours.
– Financement globalement non plafonné.
– L’affacturage suit le rythme des ventes de l’entreprise.
– Minimum de commission d’affacturage.
– Pas de financement.
– Le délai d’indemnisation varie entre 1 et 6 mois.
> LOI DAILLY AFFACTURAGE ASSURANCE-CREDIT
CONDITIONS – Signature d’une convention.
– Dépendance vis-à-vis de la banque.
– Taux difficilement révisable.
– Annulation ou réduction du plafond à l’initiative du banquier. Peu d’accords écrits.
– Caution du dirigeant souhaitée sur les concours bancaires.
– Une société peut obtenir une ligne Dailly sur plusieurs banques.
– Les banques, pour accorder leur ligne, s’attachent d’avantage à la structure financière de votre bilan qu’aux créances cédées.
– Signature d’un contrat à durée indéterminée qui engage le factor.
– Indépendance financière.
– Taux révisable à tout moment.
– Résiliation par lettre recommandée avec préavis de 1 à 3 mois.
– Caution du dirigeant souhaitée, mais limitée à la malversation (car assurance-crédit).
– Une société ne peut faire appel qu’à un seul factor à.de très rare exception.
– L’entreprise doit remettre un montant moyen de factures supérieur à 1 million d’euros TTC annuels.
– Il s’agit de créances à court terme.
– En accord avec le factor, l’entreprise peut n’affacturer qu’une partie de son portefeuille.
– Signature d’un contrat à durée déterminée.
– Les taux sont révisables tous les ans.
– Les résiliations de contrat ne peuvent s’effectuer qu’à la date anniversaire avec un préavis de 1 à 3 mois.
– L’assureur-crédit est guidé, au même titre que le factor, par la qualité de la clientèle.
– La situation judiciaire du postulant de même que sa situation financière si elle est très mauvaise sont prise en compte.